Chapitre 8: Le quotidien d’une Harpie


Le Jouet chapitres / vendredi, octobre 12th, 2018

Hola lecteur ou lectrice. Sache qu’un passage de ce chapitre a été coupé car il comportait une scène de sexe décrite. Mais sache que tu pourras le découvrir à la sortie du livre, lorsque tous les chapitres seront parus sur ce site. Je te remercie de ta compréhension! Bonne lecture 😉

« Tiens, j’espère que cela t’aura servi de leçon. »

Fémence tendit un bandeau noir, attendant que la jeune femme face à lui le récupère. Elle avait encore été trop loin et n’avait pas suivi correctement les règles. Il était obligatoire de la punir dans ce genre de cas. Le maître était particulièrement clair là-dessus. Si elle n’était pas disciplinée correctement, il n’osait pas imaginer jusqu’où elle irait. Elle avait beaucoup être jalouse, elle devait apprendre à se calmer…

Mérisse soupira et s’excusa simplement, replaçant le bandeau sur son œil droit. Elle détestait devoir rester sans cet objet. Mais elle connaissait les règles. Elle devrait juste se montrer un peu plus discrète la prochaine fois… Surtout avec cette satanée nouvelle qui prenait bien trop ses aises à son goût. Elle ne l’aimait vraiment pas. Elle avait hâte que le maître s’en débarrasse. Elle restait sa préférée, après tout. La seule et l’unique…

La brune laissa un rire s’échapper de sa gorge tandis qu’elle se dirigeait lentement vers les cachots. Elle voulait voir s’il y avait de nouveaux objets et si elle pouvait s’amuser un peu avec. La sadique n’aimait pas vraiment s’ennuyer. Et elle devait montrer aux nouvelles où était leur place. Elles devaient comprendre qu’elles ne valaient rien et qu’elles ne devaient surtout pas tenter de s’approcher du maître. Elle avait bien assez à faire avec cette satanée tueuse. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle n’était pas mise à mort…

­ « Oh, mais dites-moi, j’ai de la chance aujourd’hui… Des jumelles ! Je me demande laquelle va mourir en premier… » déclara Mérisse dans un rire particulièrement sadique. Ses yeux se posèrent sur les joues des demoiselles. Elles avaient chacune la marque sur une joue différente. Sûrement pour les différencier. C’est vrai qu’elles se ressemblaient pas mal l’air de rien… La brune avait beau avoir un regard perçant et une bonne mémoire, elle n’était pas sûre qu’elle aurait su les différencier sans ce détail. Les mêmes yeux, la même bouche, les mêmes cheveux… En général, les jumelles qu’elles voyaient avaient au moins une marque pour les différencier. Une marque naturelle.

­ « Toi. Sors d’ici et suis-moi. J’ai envie de jouer. »

La jumelle désignée eut un hoquet de peur et se blottit dans les bras de sa sœur, terrifiée. Elle ne savait pas qui était cette fille… Mais elle pouvait lire dans son regard toute la méchanceté du monde. Malheureusement pour elle, Mérisse n’avait absolument aucune pitié. Bien au contraire, voir la peur chez l’autre faisait naître en elle une excitation malsaine. Un feu commençait à se répandre dans tout son corps et elle sentait qu’elle allait avoir de délicieuses pensées pour s’occuper, le soir venu…

La dominante déclara qu’elle s’occuperait de sa sœur si elle ne se décidait pas un peu plus vite. Évidemment, la prisonnière finit par se lever et s’approcher, sortant de la cage avec angoisse. Elle n’eut pas le temps de réagir qu’elle fut saisit par les cheveux et traînée avec violence

Un cri s’échappa de sa gorge tandis qu’elle tentait de se débattre, sentant la douleur empirer par ses mouvements. La seule réaction de Mérisse fut un rire rauque. La douleur chez les autres l’apaisait. Il n’y avait pas de son plus délicieux en ce monde. Hormis la belle voix de son très cher maître… Elle rêvait de pouvoir un jour devenir son Jouet, ne serait-ce que quelques heures, et même si cela signerait probablement la fin de sa vie. Mais qu’est-ce qu’une vie loin de celui que l’on admire ?

Mérisse balança la victime dans une pièce, lui ordonnant de s’asseoir sur la chaise. Elle observa la jumelle s’installer et commencer à pleurer, se faisant attacher sans aucune douceur à la chaise. La brune serrait fortement les liens, non pas par crainte que la fille puisse s’échapper, mais par habitude. Il fallait que des marques persistent sur le corps une fois détachée, que tout le monde devine que la harpie venait d’agir. Elle se refusait que l’on ignore impunément ses œuvres.

­ «  J’ai horreur des cheveux longs. Il va falloir que je te dessine à ma manière. Et une chose surtout… Si tu tentes de t’approprier les faveurs du maître… Je coupe les seins de ta sœur et je te force à les manger. » murmura froidement le bourreau, tirant violemment sur une mèche de cheveux et la coupant d’un geste brusque, coupant au passage la peau de la jeune fille. Personne n’avait le droit d’être jolie et de posséder de longs cheveux. Elle connaissait les goûts du Maître. Elle le connaissait par cœur. Elle ne laisserait jamais qui que ce soit s’approcher de lui…

La brune passa un long moment à couper les cheveux de la demoiselle, dans une approximation particulièrement laide. Ses yeux se glissaient lentement sur les coupures qui parcouraient désormais sa peau blanche. Une peau blanche, délicieusement habillée de rouge… Elle était satisfaite. Cette punition devrait servir de leçon.

La jeune femme abandonna le corps en pleurs et se promena un moment, comme elle avait l’habitude de le faire. Elle aimait se pavaner et montrer sa puissance, son pouvoir. Montrer la liberté qu’elle avait acquis pour son Maître. Elle donnait parfois un coup de pied contre une cage, laissant un rire éclater en entendant les glapissements de peur. Elle régnait sur ce monde de vermines. Il n’y avait pas meilleure sensation. La crainte dans leurs regards. Le souffle qui se raccourcit…

Elle grogna néanmoins en voyant l’ancienne cage de Psiek. Elle avait pourtant imaginé cette fille mourir rapidement. C’était une villageoise qui n’avait pas l’air très futée après tout. Elle n’était pas aussi frêle que d’autres filles, mais elle n’avait rien d’une combattante, à la base. Elle n’avait rien qui aurait dû l’effrayer… Elle possédait des cheveux courts, un regard froid et sans charme, une beauté brutale et sans aucune distinction… Et pourtant ! Le maître s’intéressait à elle, et cela la rendait furieuse. Elle avait hâte que la châtain commette une faute. Elle avait hâte de faire de sa vie un enfer.

Mérisse secoua la tête pour se changer les idées et se dirigea vers sa chambre. Elle avait pu menacer une des filles qui travaillaient avec le linge et subtiliser une chemise sale de son Maître. Elle la reprit de sa cachette, un trou dans le mur camouflé par une brique amovible, et serra le tissu contre son corps. Son souffle se raccourcit doucement et elle ferma les yeux.

L’odeur du Maître pénétrait lentement ses narines et s’engouffrait dans son âme. Un feu commença à naître dans le creux de ses reins. Elle n’y avait jamais eut droit. Mais elle continuait d’espérer…

Elle explosa finalement dans un plaisir intense et tenta de se retenir, criant à moitié le mot « maître » d’une voix rauque et cassée, ses pupilles montant malgré elle et se révulsant légèrement. Son corps tremblait, son poignet lui faisait légèrement mal, une sensation étrange habitait son sexe…

Ça avait été parfait. Son corps tremblait encore mais elle se força à se lever, remettant la chemise dans sa cachette. Elle ignora les traces humides sur le sol et s’approcha de son lit, se laissant tomber dessus dans un souffle de satisfaction. Tant pis. La préposée au linge n’oserait jamais dire que c’était elle, qui avait récupéré la chemise. Et l’odeur du maître était bien trop précieuse, elle ne se voyait pas s’en débarrasser juste pour se protéger.

Son corps se tourna lentement vers la droite et elle observa la fenêtre qui laissait deviner la lune, derrière des nuages sombres. Mérisse était sûre que le Maître avait fait exactement la même chose, en pensant à elle. Elle « oubliait » régulièrement un bout de tissu avec son parfum dessus, dans une salle où le Maître pouvait se rendre. Il l’avait forcément récupéré au moins une fois. La jeune femme était persuadée que sa fidélité serait récompensée. Elle ne vivait que pour lui, après tout.

Elle lui dédiait sa vie entière.

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